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PEUR, COLÈRE ET POLITIQUE TRIOMPHE AU FESTIVAL INTERNATIONAL VUES D’AFRIQUE DE MONTRÉAL

Lundi 6 mai 2013

Je voulais partager avec vous une bonne nouvelle :) J’ai gagné deux prix au Festival Vues d’Afrique: Meilleur long-métrage Regards d’ici (Prix de l’ONF) et Mention Spéciale du Jury Droit de la Personne pour mon film Peur, Colère et Politique.
Ce fut une très belle surprise surtout que je ne m’attendais pas du tout …130 films en compétition!

Merci à tous pour votre support,

Nadia Zouaoui

Plan Bleu Vert DE L’ARRONDISSEMENT RDP/PAT

Mercredi 1 mai 2013

plan-bleuvert-rdppatinvitation_pbv.pdf

LA MAISON DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DE MONTRÉAL

Mercredi 1 mai 2013

Premier bâtiment LEED® PLATINE NC au Québec

Le Conseil du bâtiment durable du Canada a décerné à la Maison du développement durable la certification LEED® PLATINE Nouvelle construction (NC). Ce faisant, elle devient le premier bâtiment au Québec à atteindre le niveau PLATINE NC, soit la plus haute distinction possible dans le système de reconnaissance des bâtiments écologiques LEED®, une marque d’excellence reconnue internationalement. Alors que cette certification nécessite un minimum de 52 points sur un total de 70, la Maison a atteint son objectif en obtenant 59 points.

« Il y a dix ans, l’idée ambitieuse d’Équiterre de viser la certification LEED® PLATINE avait vite fait l’unanimité auprès des membres fondateurs de la Maison et a permis de les rassembler autour d’un objectif commun, qui constituait également un défi de taille. Aujourd’hui, tous les membres sont très fiers de l’avoir atteint », se réjouit Robert Perreault, directeur général de la Maison.

« Nous avons travaillé très fort dès le début du projet avec les professionnels à faire en sorte que ce bâtiment soit LEED® PLATINE. Cela a demandé beaucoup d’efforts et d’innovation de tout un chacun. Grâce à toute l’équipe, nous avons réussi à faire de cet édifice un modèle de bâtiment écologique qui, on l’espère, inspirera plusieurs promoteurs à faire de même », explique Sidney Ribaux, président du conseil d’administration de la Maison du développement durable et directeur général d’Équiterre. Du début du chantier jusqu’à aujourd’hui, ingénieurs, urbanistes, architectes et des centaines d’étudiants ont pu faire des visites du bâtiment.

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Le système LEED® évalue la performance du projet en reconnaissant le rendement dans cinq secteurs clés de la santé humaine et environnementale comprenant notamment l’aménagement écologique des sites, la gestion efficace de l’eau, l’efficacité énergétique, le choix des matériaux et la qualité des environnements intérieurs. « Il a fallu être très rigoureux tout au long du processus pour s’assurer d’obtenir tous les points nécessaires à la certification visée », explique Sylvain Grand’Maison, gestionnaire de projet chez Services CGP.

« La réalisation de la Maison du développement durable concrétise l’ambition d’une architecture démonstrative qui, tout en mettant l’accent sur le confort et la qualité de vie des usagers, protège l’environnement dans la perspective d’un avenir meilleur », précise Anik Shooner de Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes.

« De plus, rien n’a été laissé au hasard du point de vue de l’ingénierie mécanique et électrique », lance Jacques Lagacé, ingénieur de Bouthillette Parizeau & Associés. « Le bâtiment est notamment équipé d’un système de géothermie urbain, d’une enveloppe thermique très performante équipée d’une fenestration à triple vitrage et d’un toit vert d’environ 800 m2 », rappelle Louis-Philippe Sylvestre, le directeur de projet de Pomerleau inc., l’entrepreneur qui a réalisé la construction.

Les idéateurs du projet sont allés au-delà des exigences de la certification LEED® en ajoutant, par exemple, un mur végétal de près de 38 m2 ; en faisant appel aux services de l’entreprise d’insertion sociale, Le Boulot Vers, pour construire les armoires de cuisine et certains meubles ; et en utilisant du bois de fond de rivière pour recouvrir les garde-corps de l’escalier et de la passerelle.

La sensibilisation et l’éducation du public sont au cœur de la mission de la Maison, qui propose notamment un centre de ressources sur le développement durable et nombre d’activités de rencontres, d’échanges et de réflexion. Des visites commentées en groupe sont actuellement offertes gratuitement par des guides-animateurs d’Hydro-Québec à l’intention du grand public, et un parcours d’interprétation autoguidé est également proposé. Une série de conférences sur « Les rouages de la performance » de la Maison sera donnée par Normand Roy d’Équiterre les 8 mai, 22 mai et 5 juin à 19 h.

Le projet, au coût de 27 millions de dollars, a pu être réalisé grâce à la participation financière d’Alcoa Canada, le partenaire principal du projet, du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, de la Ville de Montréal, de RONA, d’Hydro-Québec, du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, de Bell, du Mouvement des caisses Desjardins, de la Fédération canadienne des municipalités, de la Fondation EJLB, de la fondation de la famille J.W. McConnell, de lg2, de Cascades, de Gaz Métro, de l’Arrondissement de Ville-Marie, de Carat, du Fonds de solidarité FTQ, de Pomerleau, de Redcliff Métivier, de la SAQ, de Transcontinental Inc. et de La Fondation Daniel Langlois pour l’art, la science et la technologie.

La Maison du développement durable


Huit organisations engagées dans la promotion du développement durable, Amnistie internationale, le Centre de la petite enfance Le Petit réseau, le Conseil régional de l’environnement de Montréal, ENvironnement JEUnesse, Équiterre, Option consommateurs, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec et Vivre en Ville, se sont réunies dans le but de créer la Maison du développement durable, un bâtiment écologique démonstratif dont la mission est d’inspirer autant les actions des décideurs du secteur immobilier que celles du grand public, en faveur du développement durable. La Maison est maintenant le premier bâtiment certifié LEED® Platine NC au Québec. www.lamdd.org

Voir le site : http://www.maisondeveloppementdurable.org/

L’administration de la MDD est constituée d’une petite équipe d’employés qui ont à cœur de mettre leurs compétences au service du développement durable.

Robert Perreault
Directeur général

Amélie Ferland-Dufresne
Directrice des communications et de la programmation

Guillaume Schieber
Directeur des TI

Huguette Marchand
Responsable de la réservation des salles

Gregory Eraste
Technicien informatique

Aude Crispel
Développeuse Web

Julie Larocque
Agente d’information et d’animation

Joël Bertrand
Agent d’information et d’animation

MUSIQUES DU MONDE À MONTRÉAL DU 26 AVRIL AU 4 MAI 2013

Vendredi 26 avril 2013

brochure-festivalmmm-2013_reduit.pdf
• IREM BEKTER
+
FRANCO LUCIANI
+
D’HARMO
Vendredi 26 avril Théâtre Plaza 20h – 20$ – « Les Grands Concerts »

• COLECTIVO
Samedi 27 avril Les Bobards 22h – 7$ – « Nuits MMM »

• ATELIER DE BALAFON
PAR ADAMA DAOU
Samedi 27 avril Maison de l’Afrique Mandingo 14h – GRATUIT

• MÔTA & INVITÉS
ARTISTE UNESCO
Samedi 27 avril Théâtre Plaza – 20h – 20$ – « Les Grands Concerts »
• ISAAC NETO & CATHERINE-ANDRÉ MARTEL
Dimanche 28 avril Gainzbar – 18h – GRATUIT – « Les 6@8″
• VOX SAMBOU
DYASPORAFRIKEN
Lancement d’album
Lundi 29 avril Petit Medley – 20h – 10$ – « Découvertes »
• MOHAMED MASMOUDI & MORGAN MOORE
Mardi 30 avril Gainzbar – 18h – GRATUIT – « Les 6@8″
• LAETITIA ZONZAMBÉ
Mardi 30 avril Petit Medley – 20h – 10$ – « Découvertes »
• ADAMA DAOU
BALA-PHONE
Mercredi 1 mai Petit Medley – 20h – 10$ – « Découvertes »
• COLOR VIOLETA
Jeudi 2 mai Petit Medley – 20h – 10$ – « Découvertes »
• KOUYATÉ-NEERMAN
+
AKOZ DUO
Vendredi 3 mai Théâtre Plaza – 20h – 20$ – « Les Grands Concerts »
• AFRODIZZ
Vendredi 3 mai Les Bobards – 22h – 7$ – « Nuits MMM »
• ATELIER BALAFON
PAR ADAMA DAOU
ADULTES
Samedi 4 mai Maison de l’Afrique Mandingo – 14h – GRATUIT
• PATRICIA CANO
+
RAMON CESPEDES & UN DON EN LA SANGRE
Samedi 4 mai Théâtre Plaza – 20h – 20$ – « Les Grands Concerts »
• KOMODO
+
DJ MELODAN
Samedi 4 mai CFC – 23h – 7$ – « Nuits MMM »

MUSIQUE MULTI-MONTRÉAL
1591, RUE FLEURY EST, BUREAU 100
MONTRÉAL (QUÉBEC) H2C 1S7
T : 514 856-3787
F : 514 856-3340
INFO@MUSIQUEMMM.COM

LA BIODIVERSITÉ EST VRAIMENT MENACÉE

Vendredi 1 mars 2013

La biodiversité est plus que menacée, elle est en voie de régression rapide. L’intervention des humains et de leurs moyens de production ainsi que de leurs réseaux de transport dans une grande partie des territoires facilement accessibles a bouleversé les équilibres écologiques existants. Les fluctuations climatiques naturelles ont toujours eu un impact sur la répartition des espèces, mais depuis l’ère industrielle les amplitudes de ces modifications et surtout leur rapidité, alors que la pollution et la fragmentation des écosystèmes augmentaient également rapidement a conduit à une situation sans équivalent dans le passé.

Ces dernières décennies, une érosion de la biodiversité a été observée presque partout, et plus de la moitié de la surface habitable de la planète a été modifiée de façon significative par l’espèce humaine. S’il y a désaccord sur les chiffres et les délais, la plupart des scientifiques pensent que le taux actuel d’extinction est plus élevé et rapide qu’il ne l’a jamais été dans les temps passés. La majorité des experts en écologie estiment même qu’une extinction massive est déjà en cours. Plusieurs études montrent qu’environ une espèce sur huit des plantes connues est menacée d’extinction. Chaque année, entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent de notre planète, et un cinquième de toutes les espèces vivantes pourrait disparaître en 2030. Il y a consensus sur le fait que l’homme en soit la cause, en particulier par la fragmentation des habitats et/ou la destruction des écosystèmes abritant ces espèces. Sans négliger l’évolution même des espèces ni leur mise en place au cours du temps dans des espaces donnés, on ne peut que constater en termes de bilan que les pertes quantitatives et surtout qualitatives sont énormes, et qu’à l’échelle planétaire ces dernières s’effectuent de manière régulière et pernicieuse.

Mers et océans : une étude statistique publiée en 2006 s’appuyant sur l’analyse durant quatre ans de données couvrant une période de mille ans, pour 48 zones de pêche dans le monde montre que les espèces actuellement pêchées (poissons et crustacés) pourraient quasiment toutes disparaître en 2048 sans mesure supplémentaire de préservation. En 2006, 29% des espèces pêchées sont déjà sur le point de disparaître, imposant un appel plus important aux piscicultures dont certaines dégradent l’environnement. La perte importante de biodiversité marine fragilise les écosystèmes marins et par voie de conséquence le climat et ceux de la planète entière, car les mers et océans sont essentiels aux cycles biogéochimiques, dont celui de l’oxygène.

Certains estiment que la conversion d’écosystèmes anciens (ou de substitution, tels que prairies, bocage…) en écosystèmes standardisés (e.g. par exemple, déforestation suivie de monoculture intensive) a des effets encore plus négatifs sur la biodiversité que la surexploitation d’espèces ou la dégradation d’écosystèmes primaires.

D’autres pensent que c’est l’absence de droits de propriété ou de règles d’accès aux ressources qui ont conduit à l’exploitation anarchique des ressources naturelles.Parmi ces détracteurs, quelques-uns affirment que des extrapolations abusives sont faites et que le rythme actuel de disparition des espèces ou de destruction des forêts tropicales, des récifs coralliens ou des mangroves (trois sortes d’habitat riche en biodiversité) n’est pas suffisant pour parler d’extinction de masse. Ainsi, la majorité des extinctions ou les extinctions les plus importantes ont été observées sur des îles.

Néanmoins, outre que les théories de l’écologie du paysage prédisent que c’est effectivement d’abord sur les îles que les espèces doivent disparaître, c’est justement un phénomène d’insularisation éco paysagère que les scientifiques observent sur les continents. De plus, les inventaires montrent pour une grande quantité d’espèces, que si celles-ci n’ont pas tout à fait disparu, elles ont souvent, en quelques décennies, vu fondre ou disparaître leurs populations de l’essentiel de leur ancienne aire de répartition, ce qui a nécessairement réduit leurs diversités génétiques. Enfin, l’accélération de la quasi-disparition de ressources halieutiques autrefois communes est flagrante, avec par exemple la quasi-disparition de plus de 200 espèces de poissons dans le lac Victoria (à comparer à 129 espèces d’eau douce seulement pour toute l’Europe), suite à l’introduction de la perche du Nil en 1954) laisse craindre la possibilité, dans un temps bref, d’une extinction de masse d’origine humaine. Le film documentaire Le Cauchemar de Darwin (2005) illustre également cet aspect.

Outre la surpêche et la surexploitation des forêts, la déforestation et la destruction des forêts anciennes par la sylviculture, des phénomènes sociaux aussi divers la collection (d’animaux, de plantes, d’invertébrés, de coquilles, etc. ou l’élevage domestique d’espèces rares prélevées dans la nature, ou l’intérêt pour l’or (cf orpaillage destructeur en Amazonie par exemple), ou l’intérêt pour des sous-produits animaux rares (caviar, fourrure)[24], voire l’impact de certaines médecines traditionnelles prélevant leurs ressources dans la nature non-cultivée), du tourisme de nature ou encore de la pêche ou de la chasse de loisir… aggravent la situation.

Enfin, la vitesse et le taux de régression des espèces nocturnes sont mal suivis et peu étudiés, mais le phénomène dit de pollution lumineuse pourrait avoir été sous-estimé dans ses impacts en termes de fragmentation écologique de l’Environnement nocturne; or il est en progression constante et rapide depuis les années 1950. Les 4 derniers rhinocéros blancs de Sumatra ne sont pas menacés par la pollution, mais par la valeur que certains accordent à leurs cornes devenues rarissimes, ce qui montre que donner une valeur commerciale à une espèce ou un animal, ne suffit pas à le protéger.

Actions de gestion, restauration et protection de la biodiversité

La biodiversité est devenue un motif de préoccupation mondiale. Tout le monde n’est pas d’accord sur le fait qu’une extinction massive est ou non en cours, mais la plupart des observateurs admettent la disparition accélérée de nombreuses espèces, et considèrent essentiel que cette diversité soit préservée, selon le principe de précaution.

La présence de l’homme, mais surtout l’intensivité de ses actions perturbent les équilibres écologiques avec, notamment dans les plaines, une destruction et fragmentation croissante des habitats, devenus deux des principaux facteurs de la perte d’un haut niveau de richesse biologique, l’autre étant les invasions biologiques. Une grande partie des activités humaines semblent compatibles avec le maintien d’une biodiversité importante à condition que certaines règles de gestion et d’aménagement soient respectées. Certaines demandent de profonds changements, sociaux, politiques et économiques.Deux types d’options de conservation de la biodiversité émergent : la conservation in situ (dans le milieu naturel), et ex situ (hors du milieu naturel). La conservation in situ est souvent vue comme la stratégie idéale, mais est rarement possible. De nombreux cas de destruction d’habitats d’espèces rares ou d’espèces en voie de disparition requièrent la mise en place de stratégies de conservation ex situ. Certains estiment que les deux types de conservation sont complémentaires.

Un exemple de conservation in situ est la mise en place de zones de protection. La conservation de gènes dans des banques de semence est un exemple de conservation ex situ, laquelle permet la sauvegarde d’un grand nombre d’espèces avec un minimum d’érosion génétique.
De manière générale, la préservation de la biodiversité implique la préservation des grands équilibres écologiques, à quelque échelle que ce soit : habitat, forêt, région, monde… Équilibres qui, s’ils sont rompus, entraînent de graves dysfonctionnements biologiques aux conséquences souvent désastreuses, parfois imprévisibles, sur les sociétés humaines en général et leur fondement économique en particulier.

Dans le monde

L’évolution de la biodiversité était l’un des sujets les plus discutés lors du Sommet pour le développement durable, à Rio de Janeiro, dans l’espoir de la mise en place d’un fond de conservation global pour le maintien des espèces et des collections (conservatoires, banques de graines, etc.). C’est également lors de ce sommet que le 22 mai a été déclaré Journée internationale de la biodiversité.

La Convention sur la diversité biologique votée à Rio, avant d’être ratifiée par ses Parties-membres, engage les états signataires et l’Union Européenne à prendre des mesures de conservation et d’utilisation durable de la biodiversité ainsi qu’au partage équitable des bénéfices découlant de l’utilisation des ressources génétiques. Le partage des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques est régit par des contrats privés. Mais il semble, que pour une application efficace de la Convention sur la diversité biologique, il faut aujourd’hui tenir compte des utilisateurs. La responsabilité de l’utilisateur peut permettre une réactualisation des problématiques ainsi que l’ouverture de nouveaux chantiers d’étude. Cette implication peut s’exercer sur différents domaines tels que: le transfert des technologies, la divulgation de l’origine des ressources génétiques ou l’accès à la justice en cas de différend.

La convention de 1972 de l’Unesco sera utilisée pour aboutir sur un accord juste sur le partage des bénéfices résultants. La bioprospection peut devenir ce qui a été appelé biopiraterie quand ces règles ne sont pas respectées.

La biodiversité urbaine, et celle de la nature banale sont aussi des préoccupations émergentes, avec quelques expérimentations d’intégration dans la gestion urbaine et l’architecture (Construction à biodiversité positive, quinzième cible HQE, etc.).

La troupe de théâtre Art Neuf

Mardi 13 mai 2008

Le rêve d’Alvaro, un texte d’Eudes Labrusse, dimanche 20 avril 08 Au Centre culturel Calixa Lavallée. Sous la houlette du metteur en scène Robert Maurac, onze artistes, acteurs et actrices ont joué en moyenne deux ou trois rôles différents, durant plus de deux heures, au cours de cinq représentations, dans un décor fantastique et vêtus de costumes adaptés aux situations parfois rococo. Spectacle actuel sur les abus de pouvoir, les trafics de tous genres et cette fameuse et intempestive omniprésence des médias sensationnalistes, imprimés ou électroniques. Des situations de corruption, d’exploitation via les pratiques des supranationales qui règnent sur la planète. Les pays du Sud, les populations les plus vulnérables sont à la merci de tous les truands : trafic d’armes, trafic d’influences, trafic de drogue, trafic des vies, trafic des corps, trafic des esprits, trafic des cultures, trafic des nouvelles, trafic des inventions, trafic des profits et excès des profits, tout pour le pouvoir et tout pour l’argent. La terre se meurt où allons-nous? La terre se meurt, que faites-vous? Le refrain est repris en chœur de mille et une façons. Métaphore de nos désirs communs de sauver notre terre, mère. Souvent au cours de la pièce des chœurs, des voix à l’unisson se font entendre comme pour dire le besoin de solidarité face aux fanatiques de la terreur, terreur des riches et des puissants sur les âmes pures, comme celle du jeune Alvaro qui part avec son lama à la recherche de la plus belle femme du monde. Cette étoile va choisir le berger montagnard humble et pauvre, préféré au richissime propriétaire des mines et un peu genre Sylvio Berlus…, tenant des horaires impossibles, servis par mille adjoints qui s’occupent de tout sauf de l’âme. Avec 15 productions présentées depuis 1993,

la Troupe Art Neuf est un joyau. Preuve, le Prix d’interprétation du Festival de théâtre amateur de Montréal gagné en 2004 avec les Femmes jalouses de Goldoni et celui de la mise en scène du même Festival, remporté en 2006 avec Pygmalion de Georges B. Show. Notons que le directeur de la troupe Robert Maurac a reçu le prix Paul Buissonneau en 2006, qui souligne sa contribution au développement du théâtre amateur montréalais. Distribution : Pierre Audette (aussi musique originale et guitare électrique), un acteur total qui, à l’instar de l’authentique « bélier » se donne avec générosité du début à la fin, Daniel Boudrias, Christophe Camart, Pierre-Édouard Chomette, Johanne Dufour, Paule Gilbert, Nathalie Labbé, Diane Leprohon, Gérald Morin, Mike Muchnik, Élisabeth Rivest. Équipe technique : Robert Maurac (mise en scène), Pierre Savoie (conception des éclairages), Ginette Trudel et Diane Leprohon (décors et costumes), Marie-Claude Boudreault (son), coaching musical (Julie Beaulieu), Affiche (Dominique Tremblay) et Programme (Nans Bortuzzo).