Notes biographiques sommaires d’Yves ALAVO

17 avril 2013

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Poète il a publié Bleu de lune et soleil d’or chez Christian Feuillette éditeur, il a reçu en novembre 2008 le Prix de l’Association québécoise des professeurs de langue française (AQPLF) et de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL). Il a reçu le 22 juin 2010 un diplôme d’honneur de l’Université de Montréal (Faculté des arts et des sciences) en appréciation et pour célébrer sa réussite professionnelle et sa contribution de façon exemplaire à l’avancement de la société.

Un autre ouvrage, Vertiges sublimes et couleurs des saisons intimes, Éditions Grenier, a été lancé mardi 9 novembre 2010 à la Maison de la culture Ahuntsic. Le Gouvernement fédéral du Canada lui a décerné, fin 2010, un certificat de reconnaissance pour son accomplissement remarquable à promouvoir la Culture au Canada.

Actif dans le développement de Montréal depuis plus de trois décennies (fondateur de Vues d’Afrique, de Diversité artistique Montréal, membre de la première équipe du Conseil des communautés culturelles et de l’immigration), ce journaliste qui a travaillé au quotidien sénégalais Le Soleil, puis comme reporter pour Radio France international et ensuite comme animateur reporter pour Radio-Canada International a été aussi coordonnateur du Programme Journalisme en démocratie, pour le perfectionnement des journalistes de la francophonie. Une trentaine de missions, majoritairement sur le continent africain, ainsi que de nombreux séjours privés, au cours des 35 dernières années lui ont permis de prendre la mesure des mutations qui traversent toutes les sphères des sociétés africaines des plus traditionnelles aux communautés urbaines ultra-modernes.

Ayant eu le privilège de rencontrer et de connaître de nombreux Africains et Africaines chefs de file (L.S Senghor, N. Mandela, Myriam Makeba, Desmond Tutu, Hyacinthe Cardinal Thiandoum, ainsi que Bernadin, Cardinal Gantin et d’autres figures Albert Tévodjéré, Justin Tomatin Ahomadegbé, Abdou Diouf, Sourou Migan Apity, Nicéphore Soglo, Ahmed Ben Bella, Houari Boumédiène, Félix Houphouët-Boigny, des indépendances à nos jours. Il considère que sa génération sert de passerelle entre l’Afrique impériale et de la colonisation et celle issue des indépendances qui est en phase de faire admettre que le berceau de l’humanité peut aussi être son avenir.

Le 16 avril 2011, le REPAF (Réseau des entrepreneurs et des professionnels africains) lui remettait le trophée Hommage à un homme exceptionnel lors du Gala Vision et inspiration, à titre de modèle d’inspiration et d’excellence et comme mentor auprès de la nouvelle génération.

Yves Alavo, membre de la fonction publique montréalaise, il est conseiller en planification à la Ville de Montréal (successivement aux relations interculturelles, à la culture, à l’administration puis à la biodiversité et au Bureau du 375e, Destination 2017 et depuis mars 2013, conseiller à la Direction des grands parcs et du verdissement). Yves Alavo est diplômé en philosophie, journaliste professionnel et titulaire d’une maîtrise en communications de l’Université de Montréal. Actif dans le milieu associatif, il est membre du C.A. de Visions sur l’art Québec Inc VSAQ, et bénévole membre de la commission administrative d’institutions de la communauté française de Montréal. Membre fondateur de la coopérative ECTO et du CA d’Espaces Temps, le Mur mitoyen, il est engagé dans les initiatives qui mettent en relief la créativité, l’innovation, valeurs phares de Montréal métropole culturelle internationale.

LIVING LAB ET ATELIERS MÉDIAS DE RADIO-CANADA

12 avril 2013

Bonjour,

Afin de poursuivre la discussion, nous présentons aux collègues de Radio-Canada les grandes idées issues des Ateliers médias, organisés par Radio-Canada et le Living Lab, auxquels vous étiez conviés.

Nous vous invitons à suivre cette présentation ce mercredi 10 avril de midi à 13 h via YouTube. C’est une première pour nous d’utiliser cette technique. Nous espérons que tout fonctionnera pour le mieux.

Pour intervenir pendant la présentation, vous pourrez le faire par écrit à l’adresse xavier.kronstrom.richard@radio-canada.ca.

La conférence quant à elle sera diffusée sur cette chaîne dès midi demain:
http://www.youtube.com/channel/UCH3uHrYRvH4Zv6EWKkjecGw
Les Ateliers médias, c’est un événement de rencontres et de discussions organisé le 19 février dernier par Radio-Canada et le Living Lab. À l’occasion, plus de 60 personnes ont été réunies (autant de l’interne que de l’externe) afin de discuter de l’avenir de l’information et de projets applicables à Radio-Canada.

Que devrait faire Radio-Canada en terme de libéralisation de données?
Que devrait faire Radio-Canada en terme mobile?
Que devrait faire Radio-Canada afin d’accroître la participation citoyenne via les réseaux sociaux?
Que devrait faire Radio-Canada pour devenir plus accueillante?

Pour plus d’informations:
http://lab.radio-canada.ca/2013/03/quelques-projets-issus-des-ateliers-medias-de-radio-canada/

Vous êtes tous les bienvenus!

————————————
Les Midis Lab sont une initiative de Radio-Canada Lab, le laboratoire web de Radio-Canada. Ces ateliers ont lieu aux deux semaines sur l’heure du midi les mercredis, et s’intéressent aux nouvelles technologies liées au journalisme ainsi qu’aux nouvelles formes de récits.

D’une part, ces ateliers permettent de rester à jour dans les nouvelles pratiques web. D’autre part, ils favorisent la discussion et la rencontre entre les artisans de différents secteurs.

Des résumés de ces ateliers sont publiés a posteriori sur le site web du Lab.

Vos idées et suggestions de thèmes à couvrir ou de conférenciers à inviter sont les bienvenues. À venir lors des prochains Midis lab: le «big data», le 2e écran, l’industrie de la mobilité dans le monde, des résumés de conférences, des projets web d’ISN.

Suivez les activités du Lab sur Facebook:
https://www.facebook.com/groups/271752802866568/

Suivez les activités du Lab sur Twitter:
https://www.twitter.com/rclab

LA BIODIVERSITÉ EST VRAIMENT MENACÉE

1 mars 2013

La biodiversité est plus que menacée, elle est en voie de régression rapide. L’intervention des humains et de leurs moyens de production ainsi que de leurs réseaux de transport dans une grande partie des territoires facilement accessibles a bouleversé les équilibres écologiques existants. Les fluctuations climatiques naturelles ont toujours eu un impact sur la répartition des espèces, mais depuis l’ère industrielle les amplitudes de ces modifications et surtout leur rapidité, alors que la pollution et la fragmentation des écosystèmes augmentaient également rapidement a conduit à une situation sans équivalent dans le passé.

Ces dernières décennies, une érosion de la biodiversité a été observée presque partout, et plus de la moitié de la surface habitable de la planète a été modifiée de façon significative par l’espèce humaine. S’il y a désaccord sur les chiffres et les délais, la plupart des scientifiques pensent que le taux actuel d’extinction est plus élevé et rapide qu’il ne l’a jamais été dans les temps passés. La majorité des experts en écologie estiment même qu’une extinction massive est déjà en cours. Plusieurs études montrent qu’environ une espèce sur huit des plantes connues est menacée d’extinction. Chaque année, entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent de notre planète, et un cinquième de toutes les espèces vivantes pourrait disparaître en 2030. Il y a consensus sur le fait que l’homme en soit la cause, en particulier par la fragmentation des habitats et/ou la destruction des écosystèmes abritant ces espèces. Sans négliger l’évolution même des espèces ni leur mise en place au cours du temps dans des espaces donnés, on ne peut que constater en termes de bilan que les pertes quantitatives et surtout qualitatives sont énormes, et qu’à l’échelle planétaire ces dernières s’effectuent de manière régulière et pernicieuse.

Mers et océans : une étude statistique publiée en 2006 s’appuyant sur l’analyse durant quatre ans de données couvrant une période de mille ans, pour 48 zones de pêche dans le monde montre que les espèces actuellement pêchées (poissons et crustacés) pourraient quasiment toutes disparaître en 2048 sans mesure supplémentaire de préservation. En 2006, 29% des espèces pêchées sont déjà sur le point de disparaître, imposant un appel plus important aux piscicultures dont certaines dégradent l’environnement. La perte importante de biodiversité marine fragilise les écosystèmes marins et par voie de conséquence le climat et ceux de la planète entière, car les mers et océans sont essentiels aux cycles biogéochimiques, dont celui de l’oxygène.

Certains estiment que la conversion d’écosystèmes anciens (ou de substitution, tels que prairies, bocage…) en écosystèmes standardisés (e.g. par exemple, déforestation suivie de monoculture intensive) a des effets encore plus négatifs sur la biodiversité que la surexploitation d’espèces ou la dégradation d’écosystèmes primaires.

D’autres pensent que c’est l’absence de droits de propriété ou de règles d’accès aux ressources qui ont conduit à l’exploitation anarchique des ressources naturelles.Parmi ces détracteurs, quelques-uns affirment que des extrapolations abusives sont faites et que le rythme actuel de disparition des espèces ou de destruction des forêts tropicales, des récifs coralliens ou des mangroves (trois sortes d’habitat riche en biodiversité) n’est pas suffisant pour parler d’extinction de masse. Ainsi, la majorité des extinctions ou les extinctions les plus importantes ont été observées sur des îles.

Néanmoins, outre que les théories de l’écologie du paysage prédisent que c’est effectivement d’abord sur les îles que les espèces doivent disparaître, c’est justement un phénomène d’insularisation éco paysagère que les scientifiques observent sur les continents. De plus, les inventaires montrent pour une grande quantité d’espèces, que si celles-ci n’ont pas tout à fait disparu, elles ont souvent, en quelques décennies, vu fondre ou disparaître leurs populations de l’essentiel de leur ancienne aire de répartition, ce qui a nécessairement réduit leurs diversités génétiques. Enfin, l’accélération de la quasi-disparition de ressources halieutiques autrefois communes est flagrante, avec par exemple la quasi-disparition de plus de 200 espèces de poissons dans le lac Victoria (à comparer à 129 espèces d’eau douce seulement pour toute l’Europe), suite à l’introduction de la perche du Nil en 1954) laisse craindre la possibilité, dans un temps bref, d’une extinction de masse d’origine humaine. Le film documentaire Le Cauchemar de Darwin (2005) illustre également cet aspect.

Outre la surpêche et la surexploitation des forêts, la déforestation et la destruction des forêts anciennes par la sylviculture, des phénomènes sociaux aussi divers la collection (d’animaux, de plantes, d’invertébrés, de coquilles, etc. ou l’élevage domestique d’espèces rares prélevées dans la nature, ou l’intérêt pour l’or (cf orpaillage destructeur en Amazonie par exemple), ou l’intérêt pour des sous-produits animaux rares (caviar, fourrure)[24], voire l’impact de certaines médecines traditionnelles prélevant leurs ressources dans la nature non-cultivée), du tourisme de nature ou encore de la pêche ou de la chasse de loisir… aggravent la situation.

Enfin, la vitesse et le taux de régression des espèces nocturnes sont mal suivis et peu étudiés, mais le phénomène dit de pollution lumineuse pourrait avoir été sous-estimé dans ses impacts en termes de fragmentation écologique de l’Environnement nocturne; or il est en progression constante et rapide depuis les années 1950. Les 4 derniers rhinocéros blancs de Sumatra ne sont pas menacés par la pollution, mais par la valeur que certains accordent à leurs cornes devenues rarissimes, ce qui montre que donner une valeur commerciale à une espèce ou un animal, ne suffit pas à le protéger.

Actions de gestion, restauration et protection de la biodiversité

La biodiversité est devenue un motif de préoccupation mondiale. Tout le monde n’est pas d’accord sur le fait qu’une extinction massive est ou non en cours, mais la plupart des observateurs admettent la disparition accélérée de nombreuses espèces, et considèrent essentiel que cette diversité soit préservée, selon le principe de précaution.

La présence de l’homme, mais surtout l’intensivité de ses actions perturbent les équilibres écologiques avec, notamment dans les plaines, une destruction et fragmentation croissante des habitats, devenus deux des principaux facteurs de la perte d’un haut niveau de richesse biologique, l’autre étant les invasions biologiques. Une grande partie des activités humaines semblent compatibles avec le maintien d’une biodiversité importante à condition que certaines règles de gestion et d’aménagement soient respectées. Certaines demandent de profonds changements, sociaux, politiques et économiques.Deux types d’options de conservation de la biodiversité émergent : la conservation in situ (dans le milieu naturel), et ex situ (hors du milieu naturel). La conservation in situ est souvent vue comme la stratégie idéale, mais est rarement possible. De nombreux cas de destruction d’habitats d’espèces rares ou d’espèces en voie de disparition requièrent la mise en place de stratégies de conservation ex situ. Certains estiment que les deux types de conservation sont complémentaires.

Un exemple de conservation in situ est la mise en place de zones de protection. La conservation de gènes dans des banques de semence est un exemple de conservation ex situ, laquelle permet la sauvegarde d’un grand nombre d’espèces avec un minimum d’érosion génétique.
De manière générale, la préservation de la biodiversité implique la préservation des grands équilibres écologiques, à quelque échelle que ce soit : habitat, forêt, région, monde… Équilibres qui, s’ils sont rompus, entraînent de graves dysfonctionnements biologiques aux conséquences souvent désastreuses, parfois imprévisibles, sur les sociétés humaines en général et leur fondement économique en particulier.

Dans le monde

L’évolution de la biodiversité était l’un des sujets les plus discutés lors du Sommet pour le développement durable, à Rio de Janeiro, dans l’espoir de la mise en place d’un fond de conservation global pour le maintien des espèces et des collections (conservatoires, banques de graines, etc.). C’est également lors de ce sommet que le 22 mai a été déclaré Journée internationale de la biodiversité.

La Convention sur la diversité biologique votée à Rio, avant d’être ratifiée par ses Parties-membres, engage les états signataires et l’Union Européenne à prendre des mesures de conservation et d’utilisation durable de la biodiversité ainsi qu’au partage équitable des bénéfices découlant de l’utilisation des ressources génétiques. Le partage des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques est régit par des contrats privés. Mais il semble, que pour une application efficace de la Convention sur la diversité biologique, il faut aujourd’hui tenir compte des utilisateurs. La responsabilité de l’utilisateur peut permettre une réactualisation des problématiques ainsi que l’ouverture de nouveaux chantiers d’étude. Cette implication peut s’exercer sur différents domaines tels que: le transfert des technologies, la divulgation de l’origine des ressources génétiques ou l’accès à la justice en cas de différend.

La convention de 1972 de l’Unesco sera utilisée pour aboutir sur un accord juste sur le partage des bénéfices résultants. La bioprospection peut devenir ce qui a été appelé biopiraterie quand ces règles ne sont pas respectées.

La biodiversité urbaine, et celle de la nature banale sont aussi des préoccupations émergentes, avec quelques expérimentations d’intégration dans la gestion urbaine et l’architecture (Construction à biodiversité positive, quinzième cible HQE, etc.).

NATURE SAISON

1 mars 2013

Un nom de code pour un projet, celui du bulletin, qui vise à mettre en lumière les employés de la DGPV. Mettre en valeur les artisans que nous sommes, qui au fil des années, plus d’un siècle pour la Direction, ont contribué directement et de mille manières à faire vivre notre patrimoine naturel et à développer notre patrimoine culturel.

Il y a une dynamique particulière dans les missions, les fonctions et tous les emplois qui structurent, de la haute direction en passant par les divisions et les sections, jusqu’aux praticiens et techniciens, une grande chaîne de vie au service de la nature en ville.

Nous sommes dans la poésie au quotidien par notre présence et notre participation à la mission de la DGPV. Une façon de dire que l’essentiel de notre réflexion, de nos réalisations visent ultimement l’amélioration de la qualité de vie des Montréalaises et des Montréalais.

En effet, chaque idée, chaque geste créatif, chaque intervention, quelque soit votre expertise : soutien administratif, architecte paysagiste, agronome, biologiste, ingénieur en foresterie urbaine, spécialiste de la planification, expert en communication, analyste, juriste, technicien etc.., constitue un apport substantiel à l’aménagement et à la gestion des parcs, d’espaces verts, de milieux naturels, de places publiques ou de parcours urbains.

C’est dire que nous sommes au cœur de cette unité de convergence et de diffusion (la DGPV) du bien-être, de développement de ces lieux qui assurent à toute la population une multitude de services écologiques en milieu urbain, principaux moteurs de la convivialité, du ressourcement, de la détente, des loisirs, de toutes les facettes de notre vie culturelle. Nous sommes les poumons, du moins, celles et ceux qui en assurent, de manière symbolique, la fonction, les poumons de notre vie urbaine.

Compris sous cet angle particulier, notre contribution est comme un dialogue constant entre une volonté de préservation d’un environnement de qualité, un désir de protéger notre patrimoine vert et un projet valable d’agir individuellement et collectivement pour favoriser la croissance de la biodiversité. Cela, c’est la mission.

Cette remarquable architecture organisationnelle au service des citoyennes et des citoyens est mue par une solide vision ancrée sur l’importance des enjeux environnementaux ainsi que sur la nécessité de s’adapter aux changements climatiques, vision affirmée par un leadership éclairé et une influence positive dont le but est de bâtir la ville en intégrant l’ensemble des «éléments nature» aux composantes présentes sur le territoire.

Yves ALAVO

LA DIVERSITÉ, L’ATOUT MAJEUR DE MONTRÉAL

9 septembre 2009

Plus que tout autre niveau de partage et de gestion, comme d’administration et de vie civique et politique, le municipal est celui qui est le premier lieu d’interaction et de dialogue entre citoyens et celles et ceux qui les représentent, les élus. 

 

Il devrait y avoir une manière directe pour nous citoyens et citoyennes de nous identifier à notre gouvernance de proximité, à l’administration de première ligne et de services tels que l’habitation, le transport, la sécurité, les bibliothèques, la culture accessible, la gestion des ordures et celle de l’environnement en général (parcs, nature en ville, aménagement, urbanisme, terrains industriels, zones résidentielles).

 

Un sentiment d’appartenance actif et fécond, dirions-nous, c’est essentiel dans les rapports qui se créent et se développent entre les personnes des divers milieux de vie et celles et ceux qu’ils élisent tous les quatre ans.  Ce sentiment est la première pierre de l’édifice de la citoyenneté effective indispensable à toute démocratie saine.  Pour exister, il est nécessaire que les élus soient au moins, comme la fonction publique municipale, représentatifs de la population qu’ils servent.  Nous avons coutume de dire que

la Ville, comprise comme administration et corps politique est, dans son essence, une entreprise au service des citoyens et des citoyennes.

 

Comme il est important que nos services comme municipalité soient toujours plus accessibles et qu’ils soient livrés avec souci d’équité, ce deux objectifs sont les plus difficiles à atteindre.  Comment alors comprendre que le troisième pilier de la vie municipale, la diversité, soit celui qui fasse le plus problème?  Pourtant des trois piliers, la diversité est celui qui existe en abondance.  Comme ville cosmopolite depuis des années, Montréal a parmi ses atouts principaux, la diversité.  Il est dans les normes de base que, tant au Conseil municipal qu’au sein de l’administration, il y ait une représentativité de fait, réelle et objective.

 

Nous souhaitons que l’exercice de civisme que sont les élections, permette vraiment une meilleure représentativité au sein du futur Conseil de ville.  Cette situation, si elle se concrétise, sera en mesure de donner le ton à une représentativité plus effective dans la composition du corps administratif car il existe désormais depuis les années 80 un bassin important de compétence de Montréalais, de Québécois de toutes origines, dans presque tous les secteurs d’emploi.  Vivement que nous puissions mettre au service de toutes et tous les citoyens ces compétences qui sont à notre portée et qui feront la différence pour que Montréal puisse, enfin, profiter de son immense potentiel humain de qualité exceptionnel.

 

Yves ALAVO

25 ANS DE POÉSIE À TROIS-RIVIÈRES 1985-2009

8 septembre 2009

Vingt-cinq ans de poésie, un quart de siècle d’émotions !

Festival International de la Poésie de Trois-Rivières

 

 

25 FLEURS D’AMOUR

 

Un quart de siècle fleuri

 

1985 Aloe de Madagascar

Fleurs de passion

Sauvages sous le verre

Un départ fulgurant

Dans l’euphorie

De la poésie.

 

1986 Bougainvillier

Fleurs de folie

Regardent le vide

Elles s’éparpillent en feux follets

Dans l’air mélodique

De la poésie.

 

1987 Baobab

Fleurs d’amour

En les villes aux nuits de feu

Elles aiment la lumière

Dans la clarté

De la poésie.

 

1988 Amarante

Fleurs de nos rêves

Jusqu’à perte de vue

Elles éclatent dans l’espace

Dans le bleu

De la poésie.

 

1989 Diadème royal

Fleurs de toutes les utopies

Désir au plus vif

Elles volent en esprit

Dans la ronde

De la poésie.

 

1990 Bruyères

Fleurs des marées

Au bout des doigts

Elles échappent en vitesse

Dans les flots

De la poésie.

 

1991 Flamboyant

Fleurs des courants sublimes

Sur ta chair

Elles caressent les sens

Dans l’émotion

De la poésie.

 

1992 Frangipanier

Fleurs des lueurs ondoyantes

Grands yeux purs comme le clair des lunes

Elles inondent les astres

Dans l’ombre

De la poésie.

 

1993 Glaïeul

Fleurs de tous les désirs

Dans mon silence intérieur

Elles habitent l’angoisse

Dans le vertige

De la poésie.

 

1994 Hydrangée

Fleurs de l’air

L’éternité pousse en plein champ

Elles s’unissent pour toujours

Dans l’amour

De la poésie.

 

1995 Hibiscus

Fleurs de terre

Dans l’herbe de l’été dernier

Elles se cachent pour s’aimer

Dans l’abondance

De la poésie.

 

1996 Nénuphar

Fleurs de mer

Je porterai l’énigme fauve

Elles fondent au présent

Dans le temps

De la poésie.

 

1997 Ipomée du Mexique

Fleurs des racines de l’inspiration

Toute notre âme de peuple

Elles incarnent pour nous

Dans la patrie

De la poésie.

 

1998 Jacaranda

Fleurs des mots

Les plus belles du monde

Elles portent en elles le verbe

Dans le cœur

De la poésie.

 

1999 Kilimandjaro

Fleurs des rythmes

C’est dimanche dans ma peau

Elles dorment en paix

Dans la sainteté

De la poésie.

 

2000 Lilas

Fleurs des paroles publiques

Un désir immense qui risque sa peau

Elles s’expriment en liberté

Dans la révolution

De la poésie.

 

2001 Jetropha

Fleurs des sons sourds

Ce regard aux lèvres rouges

Elles se taisent en méditation

Dans le silence

De la poésie.

 

2002 Oxalide

Fleurs des musiques sensuelles

Rugir la voix d’un continent

Elles chantent en harmonie

Dans la musique

De la poésie.

 

2003 Orchidée

Fleurs des sens étourdis

Pour un voyage au bout du vent

Elles voguent en tourbillon

Dans l’ouragan

De la poésie.

 

2004 Magniolia

Fleurs des cadences sans transe

Le battement du cœur

Elles suivent en force

Dans le rythme

De la poésie.

 

2005 Salicaire

Fleurs de la transcendance

Le futur a des yeux de femme

Elles regardent en avant

Dans la tourmente

De la poésie.

 

2006 Myosotis

Fleurs de toutes les danses

Je t’ai tissé une chanson

Elles se vêtent en coton

Dans l’atmosphère

De la poésie.

 

2007 Rhododendron

Fleurs des vestiges immémoriaux

Pour que se touchent à nouveau nos regards

Elles inventent en paix

Dans la sphère

De la poésie.

 

2008 Liane de Mysore

Fleurs des confins de l’univers

Le paysage finit toujours sur ton visage

Elles atterrissent en douceur

Dans la constellation

De la poésie.

 

2009 Iris Versicolore

Fleurs de la Vie

Nous prendrons demeure à jamais

Elles vivent en fureur

Dans l’univers

De la poésie.

 

Yves ALAVO.

Montréal, août 2009.

En hommage au FIPTR.

 

 

 

MELANIE OUDIN, NOUVELLE ÉTOILE DES COURTS MONDIAUX

8 septembre 2009

Elle est arrivée, pour certains de nulle part, mais son parcours est déjà surprenant et son attitude exceptionnelle.  Elle a un esprit bien supérieur à celui de nombreux joueurs plus expérimentés et plus âgés qu’elle.  Elle a aussi une force de caractère, ce que les analystes nomment par « force morale ou moral de fer », hors du commun.  Une jeune de 17 ans qui s’expriment avec détermination, joue avec assurance et une concentration active et particulière qui fait qu’après un set elle module son jeu en exploitant de manière optimale les faiblesses et les failles du jeu de son adversaire.

 Née le 23 sptembre1991 à Marietta en Géorgie aux États-Unis, elle joue au tennis depuis l’âge de sept ans, droitière, elle utilise ses deux mains pour les revers.  D’origine française par son père, Mélanie Oudin a une sÅ“ur jumelle, Katerine, et une petite sÅ“ur, Christina. Son modèle est Justine Henin qui, selon elle, « a prouvé qu’il n’y a pas besoin d’être grande pour gagner des titres ».

 Numéro deux mondiale en junior, Mélanie Oudin passe professionnelle en février 2008. Elle reçoit alors une « Wild Card » pour l’Open de Miami où elle perd au premier tour contre Tathiana Garbin en trois sets. En août de la même année, elle reçoit une autre invitation pour son premier tournoi du Grand Chelem, à l’US Open, où elle perd également d’entrée face à l’Australienne Jessica Moore. Elle atteint enfin en octobre son premier quart de finale dans un tournoi WTA, au Challenge Bell de Québec.

 C’est en 2009, l’année suivante, que Mélanie Oudin signe son premier coup d’éclat en éliminant Jelena Janković au 3e tour de Wimbledon, alors qu’elle est issue des qualifications. Elle perd au quatrième tour face à Agnieszka RadwaÅ„ska. Deux mois plus tard, à l’occasion de l’US Open 2009, elle sort successivement Anastasia Pavlyuchenkova, la numéro quatre mondiale Elena Dementieva, l’ex-numéro un Maria Sharapova, et la Russe Nadia Petrova. En quart, elle doit affronter la Danoise, d’origine polonaise, Caroline Wozniacki.  Classée, environ à la soixantième place parmi les joueuses professionnelles, conséquence de ses performances lors de l’Open des États-Unis, elle est en progression et donc en ascenseur au classement de la Fédération internationale de tennis puis bientôt aux classements des instances professionnelles (USTA, WTA et ITA).

 Vous la reconnaitrez à son large sourire, à son regard pétillant légèrement mélancolique, cheveux blonds, épaules solides et larges, elle est bâtie un peu comme une gymnaste : jambes musclées et toniques, le centre de gravité assez bas, plutôt bréviligne et le geste ferme, précis et volontaire.

Yves ALAVO

MONTRÉAL VIRTUEL ET PLUS QUE RÉEL. MOHAMMED AZIZ

17 août 2009

DÉCOUVREZ

 http://www.mohammedaziz.com/

 Le photographe de l’imaginaire et virtuose de la virtualité.  Un artiste au talent sublime qui a la folie de sa ville, Montréal.  Jamais Montréal n’a été aussi bien célébré.  Découvrez, visitez et vivez la ville en couleurs et en action.  Partout, ici pour les amoureux de Montréal, les passionnés de Montréal, les vrais acteurs de la ville.  Ailleurs au monde, les esprits créatifs et toute la dynamique globale du développement urbain total, les artistes du réel et de l’imaginaire, les spécialistes du développement durable, les philosophes d’un art nouveau et immédiat, conjuguent leur vision que Mohammed Aziz a mis en forme :

MOHAMMED AZIZ :

  Mohammed AZIZ

 

D’où je viens? Où je vais? Le voyage importe peu, pourvu que l’horizon soit vaste…

Natif de la ville d’Annaba en Algérie,  Mohammed AZIZ, diplômé de l’École nationale des Beaux-arts et des Arts appliqués à l’industrie à Bourges (France) se spécialise en publicité et exerce comme graphiste dans un studio de publicité à Paris.

Il rentre en Algérie où il est nommé chef de division publicitaire au Ministère de

la Jeunesse et des Sports.   Il s’occupe notamment de la conception du sigle, des couleurs officielles, des pictogrammes, des affiches,  des timbres-poste, des brochures, des prospectus des IIIème Jeux Africains d’Alger.  Il a supervisé durant quatre ans les travaux d’imprimerie à Alger et à Genova (Italie) dans le cadre des VIIème Jeux Méditerranéens d’Alger, des Ier Jeux Sportifs Nationaux, des IIIème Championnats Africains de hand-ball d’Alger et ainsi que des IIIème Jeux Africains d’Alger.

Son talent fut honoré par le Comité International Olympique (CIO) et le gouvernement algérien pour la création des pictogrammes des IIIème Jeux Africains, pour lesquels il s’était inspiré du le patrimoine algérien des fresques du Tassili-n-Ajjer (Peintures rupestres du Sahara algérien). 

Mohammed AZIZ, toujours en quête de nouveaux défis, complète un certificat en photographie à Liège en Belgique, s’installe à Montréal et y exerce en conception graphique, réalisation de maquettes et montages de manuels puis lance sa propre compagnie BAT Design.

Depuis, il se spécialise en traitement de l’image.  Il collabore entre autres avec des magazines prestigieux  tels Décormag, Santé, Le Bel Âge et Son Hi-Fi Vidéo.

Passionné de nouvelles technologies, il adopte la photo numérique.  Aujourd’hui riche de son expérience sur les continents africain, européen et nord américain, il partage son temps entre la création graphique, la peinture et les prises de vues où il se spécialise

en montages QuickTime Virtual Reality sphériques.

 

 

  Contact : Par courriel : aziz@montrealenimages.com

 • par téléphone : 514 572-7193

© 2009 Montréal en images  

 

               

D’où je viens? Où je vais? Le voyage importe peu, pourvu que l’horizon soit  vaste…Natif de la ville d’Annaba en Algérie,
Mohammed AZIZ, diplômé de l’École nationale des Beaux-arts et des Arts appliqués à l’industrie à Bourges (France)
se spécialise en publicité et exerce comme graphiste dans un studio de publicité à Paris.
Il rentre en Algérie où il est nommé chef de division publicitaire au Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Il s’occupe notamment de la conception du sigle, des couleurs officielles, des pictogrammes, des affiches,
des timbres-poste, des brochures, des prospectus des IIIèmes Jeux Africains d’Alger.
Il a supervisé durant quatre ans les travaux d’imprimerie à Alger et à Genova (Italie) dans le cadre
des VIIèmes Jeux Méditerranéens d’Alger, des Iers Jeux Sportifs Nationaux,
des IIIèmes Championnats Africains de hand-ball d’Alger et ainsi que des IIIèmes Jeux Africains d’Alger.
Son talent fut honoré par le Comité International Olympique (CIO) et le gouvernement algérien pour la création
des pictogrammes des IIIèmes Jeux Africains, pour lesquels il s’était inspiré dans le patrimoine algérien
des fresques du Tassili-n-Ajjer (Peintures rupestres du Sahara algérien).
Mohammed AZIZ, toujours en quête de nouveaux défis, complète un certificat en photographie à Liège en Belgique, s’installe à Montréal et y exerce en conception graphique, réalisation de maquettes et montages de manuels
puis lance sa propre compagnie BAT Design.
Depuis, il se spécialise en traitement de l’image. Il collabore entre autres avec des magazines prestigieux
tel Décormag, Santé, Le Bel Âge et Son Hi-Fi Vidéo.
Passionné de nouvelles technologies, il adopte la photo numérique.
Aujourd’hui riche de son expérience sur les continents africain, européen et nord américain,
il partage son temps entre la création graphique, la peinture et les prises de vues où il se spécialise
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UN MILLIARD D’ARBRES POUR SAUVER LA PLANÈTE

17 août 2009
Le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement Appel à l’action

Il ne nous reste que peu de temps pour prévenir les changements climatiques et les dommages et maux économiques qu’ils provoqueront. Nous avons à notre portée tout le savoir-faire économique, intellectuel et technologique nécessaire pour contrer cette catastrophe et éviter les conséquences nocives et les perturbations qui découleront de l’inaction. Les solutions sont nombreuses et, comme l’affirment de nombreux économistes, moins onéreuses que le laisser-faire. Elles couvrent l’adoption de mesures d’économie d’énergie, l’exploitation de sources d’énergie propre et renouvelable, la mise en place de systèmes de transports plus efficaces ainsi qu’une gestion et une planification améliorées de nos économies. Nous le savons pertinemment : les moyens employés pour exploiter les ressources naturelles contribuent largement au problème des changements climatiques. Et c’est à cet égard que la gestion et l’exploitation viable de nos forêts revêt une importance incontestable.Sur le plan historique, les forêts ont trop souvent été perçues comme une source abondante du bois nécessaire à la construction, immobilière et navale par exemple, ou comme combustible. Mais aujourd’hui, nous réalisons de plus en plus l’importance générale de ces écosystèmes. Des études comme l’Évaluation des écosystèmes pour le Millénaire démontrent que les biens et services que fournissent les forêts rapportent plusieurs milliards, voir même plusieurs milliards de milliards de dollars, à l’économie mondiale. Parmi eux figurent les biens et services liés aux réserves d’eau, la stabilisation des sols et la purification de l’air que nous respirons, ainsi que ceux associés à la préservation de la diversité biologique, au tourisme, et à l’approvisionnement de ressources génétiques et de médicaments naturels. Les forêts constituent également des « puits de carbone» naturels de grande importance économique, séquestrant le dioxyde de carbone émis dans l’atmosphère dans leurs troncs et branches.Tous les bienfaits des forêts ne peuvent être chiffrés en terme économiques. Prenez, par exemple, la beauté et la valeur spirituelle de l’arbre vénérable du village, le sous-bois, fertile et prisé par la communauté, ou encore la vaste forêt tropicale et mystique. De part le monde, la couverture forestière a diminué d’un tiers. Le moment est donc venu d’inverser cette tendance et d’agir.La gestion viable des forêts anciennes et la lutte contre la déforestation doivent devenir notre mot d’ordre. Les forêts anciennes et vierges sont l’équivalent, dans le monde naturel, des chefs-d’œuvre, des grands monuments et des sculptures offertes à l’humanité. Il en va également de notre intérêt de restaurer, de reboiser et de reconstituer les écosystèmes disparus ou dégradés des forêts et des bois, qui ont trop souvent succombés à des intérêts économiques étroits et de court terme. Le Protocole de Kyoto et ses mécanismes flexibles, tels que le Mécanisme de développement propre, offrent des moyens formels et juridiquement contraignants de réaliser certains des objectifs plus larges liés à la forêt et au climat. Le PNUE les soutient dans leur totalité. Mais les initiatives volontaires permettent également d’adresser nos préoccupations environnementales, économiques et sociales, et permettent de combattre les effets des changements climatiques. Les expressions volontaires de solidarité se rallieront à

la Campagne pour un milliard d’arbres. Cette initiative est ouverte à toutes les sphères de la société : des gouvernements aux sociétés privées, des associations communautaires aux simples citoyens. 

La Campagne pour un milliard d’arbres sèmera les premières graines de détermination à nous mobiliser autour de la question de l’environnement de façon pragmatique aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement.
Le temps presse et il faut à tout prix limiter les conséquences du réchauffement planétaire. Un adage chinois renforce ce point. « Si vous planifiez pour un an, plantez une graine. Pour dix ans, plantez un arbre. ». L’auteur a disparu il y a 2.500 ans, mais la sagesse de ses écrits a une résonnance actuelle face aux défis de notre temps. Les changements climatiques sont une menace palpable. Le débat sur leurs conséquences dans un avenir abstrait et hypothétique est clos. C’est le moment d’agir : plantons des arbres et entreprenons d’autres activités pour restaurer notre environnement. Nous démontrerons ainsi aux instances politiques dans le monde entier que l’inaction n’est plus de mise, et que grâce aux actions autour de

la Campagne pour un milliard d’arbres, il est possible de contrer les effets nocifs des émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Planter un arbre dans un jardin, dans un parc, à la campagne, en forêt, est un acte simple à la portée de tout un chacun. Mais cette action répétée un milliard de fois laissera une empreinte indélébile.
Achim Steiner
Directeur exécutif
Programme des Nations Unies pour l’environnement

 

Bolt, or et record !

16 août 2009

Du Journal l’Équipe       Usain Bolt est devenu champion du monde du 100m dimanche à Berlin, écrasant son propre record du monde (9”58). Tyson Gay (9”71) et Asafa Powell (9”84) complètent le podium.

 Un an qu’on attendait ça. Que Usain Bolt fasse mieux que sa démonstration aux Jeux Olympiques de Pékin où il avait ouvert une nouvelle ère au 100m. Et bien, il l’a fait. Le dimanche 16 août sur la piste bleue de Berlin. Pas de relâchement à l’arrivée, pas de one-man-show comme en Chine mais un record du monde astronomique déjà pulvérisé (9”58). Usain Bolt a maîtrisé la course de bout en bout : un bon départ, un passage en tête quasi immédiat et un écart avec Tyson Gay, son féroce rival, qui s’est rapidement affiché. A plusieurs reprises, le Jamaïcain a balancé un regard sur la droite. Mais l’Américain n’entrait pas dans son champ de vision. Le 100m lunaire de Berlin s’est donc finalement joué sans surprise. Et Bolt, après avoir été le premier homme sous les 9”70, est maintenant le seul à avoir passé les 9”60.

 Une fois la course terminée, le public de Berlin a rugi comme il l’avait déjà fait lorsque la longiligne silhouette du Jamaïcain était apparue dans le stade. Car, avec Usain Bolt, il y a maintenant un avant-100m. Et les spectateurs ont été servis. Le meilleur sprinteur de la planète a offert une nouvelle composition, alternant rapidement sourire et masque, sourire et masque au moment d’entrer dans les starts. A sa droite, Tyson Gay, lui, soufflait inlassablement et n’avait de cesse de se parler à lui-même. Les deux hommes ne se sont pas décroché le moindre regard. Asafa Powell, le troisième larron, redescendu au grade d’outsider cette saison, s’est lui aussi fendu de quelques mimiques avant le départ. Neuf secondes et cinquante-huit centièmes plus tard, Tyson Gay perdait son titre mondial et se “contentait” d’une médaille d’argent (9”71, nouveau record des Etats-Unis).

 Avec Usain Bolt, il y a aussi un après-100m. Toujours plus fort et surtout toujours plus suivi que n’importe quel autre athlète. Le Jamaïcain a entamé un tour d’honneur, un drapeau de son pays sur ses épaules. Powell, le rival d’une époque, s’est même joint à lui pour un petit pas de danse. Pour lui, la soirée a aussi été bonne. Sa médaille de bronze (9”84) a sans nulle doute une saveur autre que celle décrochée il y a deux ans à Osaka quand il était le grand favori. Ce jour-là, Asafa Powell avait failli. Bolt n’a rien fait de tel aujourd’hui. Même, lorsqu’il s’est retrouvé sous la menace d’un faux départ en demi-finale, rien n’a semblé le déstabiliser. Pour preuve, il avait devancé tous ses adversaires en se permettant de finir la course sans regarder devant lui. Avec une entrée en matière aussi réussie, Usain Bolt va maintenant partir à l’assaut de ses deux autres défis : le 200m (jeudi) et le 4×100m (dimanche). On en salive à l’avance. - O.P. à Berlin